*Melancholia.


Courrez-y vite !
Cela fait bien longtemps que je n’ai pas ressenti autant d’émotions en un seul film. J’en suis sortie oppressée, déroutée, mais consciente d’avoir vu un grand film. J’en retiendrai les 5 premieres minutes, pourtant infinissables, mais qui prennent tout leur sens par la suite, l’interprétation magistrale des acteurs, le lien entre la planete Melancholia et Justine, la sublime musique et puis bien sur cet esthétisme poussé a l’extreme. J’en retiendrai aussi étrangement du soulagement devant cette fin du monde tout en douceur plutot que de la tristesse. J’ai lu quelque part une réflexion qui m’intrigue beaucoup : « On ne versera pas une larme pour une fin qui ne provoque ni angoisse ni tristesse car comme le dit Justine  » Tout est mauvais sur Terre »…
La fin du monde serait-elle plus acceptable si elle n’épargnait personne ? La peur de la mort ne masque-t-elle pas la révolte devant le scandale que la vie puisse continuer sans moi ? Mais s’il n’y avait plus de vie du tout ? »
Bref, une belle oeuvre.. Et ce soir, j’enchaine avec l’un de mes films préférés, Manhattan de Woddy Allen à la Villette en plein air ! Hâte de le revoir dans de si belles conditions !